Balimako / نوستالجيا جميلة من طفولتنا

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مراد الصالحي is on a distinguished road
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Un texte qui nous a fait revé a notre tour ... du cocotier et de Balimako

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Balimako

Balimako était le plus heureux des petits noirs. Il passait son temps à jouer et à chanter, depuis l'heure ou le soleil sort de la mer,d'un côté de l'île,
jusqu'à celle ou il y éteint sa boule de feu,de l'autre.

Or, un jour, arriva de très loin, de l'autre bout du monde, un navire chargé d'hommes blancs. Balimako n'avait jamais vu d'hommes blancs.
La première fois qu'il en rencontra un, il eut très peur et resta deux jours caché au fond de sa case. Le troisième, en sortant cueillir des mangues, il rencontra la petite fille d'un homme blanc.

Elle portait au cou un collier de perles, un bracelet d'or au poignet et un ruban couleur de ciel dans ses cheveux. Elle lui parut très belle. Il en laissa tomber son panier de mangues. La petite fille blanche se retourna et lui tira la langue.

Balimako pensa c'était la manière des hommes blancs de se dire bonjour.
Il tira aussi la langue, une langue très longue, plus longue que celle de la fillette. Celle-ci se mit à rire. Balimako rit à son tour, découvrant de belles dents blanches, beaucoup plus blanches que celles de la fillette. Et c'est ainsi qu'ils devinrent amis.

La petite fille blanche apprit à Balimako des choses très savantes,
comme se moucher dans un carré d'étoffe au lieu d'utiliser ses doigts. En retour, il lui montra comment grimper le long d'un cocotier, comment fabriquer une ombrelle avec des palmes tressés. Ils devinrent un séparables.

Hélas! un jour , le bateau des hommes blancs reprit la mer, emportant la petite fille au collier de perles, au bracelet d'or et au ruban couleur ciel.
Du rivage, Balimako le regarda s'éloigner...
Il comprit que le bateau emportait non seulement la petite fille blanche, mais aussi sa joie. Il devint très triste .

Chaque jour, sa tristesse le ramenait sur le rivage pour revoir l'endroit ou le bateau avait disparut. Il était si malheureux qu'il finit par se persuader que le navire reviendrait. Pour l'apercevoir plus tôt, il grimpa sur le cocotier.

N'ayant rien vu, le lendemain, il grimpa sur un cocotier un peu plus haut, le troisième jour, sur un cocotier plus haut encore. Ainsi, chaque jour, il chercha un arbre plus grand.

Le centième jour, il ne restait plus dans toute l'île qu'un seul arbre sur lequel il n'était pas monté. Celui-là était si haut que personne n'avait pu atteindre la cime...

<< Ne monte pas là-haut, Balimako, lui dit une voix raisonnable, le vent te secouera et tu tomberas comme une noix mûre.

_ Je veux revoir la grande pirogue des hommes blancs, répondit simplement Balimako. Je monterai sur ce cocotier.

_ Tu sais bien qu'aucun homme noir n'a jamais pu atteindre le bouquet de son feuillage!

_ Je suis léger comme un bengali, je saurai bien parvenir jusqu'aux palmes...>>

Balimako commença à grimper sur le cocotier. Les écailles du tronc lui servaient de marches; il s'élevait lentement, gracieusement. Il fut bientôt si haut dans le ciel que, d'en bas, il n'apparaissait plus que comme un point noir.

De temps à autre, il s'arrêtait pour souffler:
Enfin, l'immense bouquet de palmes apparut juste au-dessus de lui, presque à sa portée.

Balimako était maintenant plus haut que tous les arbres de l'île.
Se cramponnant d'une main à l'arbre, il porta l'autre au-dessus ses yeux et tendit son regard vers l'endroit ou le ciel et la terre se rejoignait. Son coeur battait si fort que, certainement, le cocotier devait en être ébranlé. Soudain, un léger bruit courut dans les palmes comme un frisson . C'était le vent qui se levait, le terrible vent qui vient du large. Le cocotier commença à s'incliner.
Balimako se cramponna solidement au tronc.

Le vent s'enfla, l'arbre se pencha d'un coté à l'autre dans un immense balancement. De toutes ses forces, Balimako résistait. Soudain, un cri perçant déchira le ciel. Le petit noir venait de lâcher prise. Ses bras s'agitèrent, puis son corps d'ébène tournoya dans le vide pour venir s'écraser au pied de l'arbre.

Quand on releva Balimako, son coeur ne battait plus

Mais sur son visage fleurissait un sourire radieux ; peut être, de là-haut, avait-il aperçu la grande voile du vaisseau des hommes blancs.


Paul-Jacques BONZON



Balimako L k,sjhg[dh [ldgm lk 't,gjkh

__________________


أينك يا إطار؟؟؟؟
آش بيك دارت لقدار مابان ليك أثر ولا خبروا بيك البشارة
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